L’exposition sur « la musique à l’école d’autrefois » à jouer les prolongations à l’école des années 1950, à cause du confinement… Mais le musée est bel et bien rouvert depuis le mois de mai et les visiteurs peuvent de nouveau en profiter pour se replonger dans leurs souvenirs d’enfance.

Dès la rentrée, au mois de septembre, cette exposition sera remplacée par une nouvelle sur la figure du maître d’école. Au début du XXe siècle, ce métier change d’image sociale. Jusqu’en 1950, l’instituteur est un des personnages les plus puissants de la société française. Le respect qui lui est dû ne se discute pas. Dans les campagnes, « Monsieur l’instituteur » devient un personnage incontournable du village avec le maire, le curé, le notaire et le médecin.

On surnomme alors les instituteurs : « les hussards noirs de la république ». Tenue stricte, presque militaire, tel un uniforme civique : pantalon et redingote noir pour les garçons et robe noire boutonnée jusqu’au col et cheveux noués pour les filles. L’école Normale forme les jeunes gens qui feront figure d’autorité intellectuelle dans les villes et villages de France sous la Troisième République. Ils sont investis d’une véritable mission : instruire la population française.

exposition Saint Gonlay - Monsieur l'instituteur

Avec des références à « La Gloire de mon père » de Marcel Pagnol, à « La Guerre des boutons » de Louis Pergaud, les visiteurs pourront découvrir les évolutions de ce métier hors du commun, sans oublier la place des femmes dans l’institution. Des portraits et témoignages des instituteurs ayant exercé dans la petite école de Saint-Gonlay seront également présentés…

 

Le Musée-Ecole est ouvert sur demande à la mairie de Saint Gonlay : 02 99 09 75 07

Pour faire un républicain, il faut prendre l’être humain, si petit et si humble qu’il soit (…) et lui donner l’idée qu’il faut penser par lui-même, qu’il ne doit ni foi ni obéissance à personne, que c’est à lui de chercher la vérité et non pas à la recevoir toute faite…

Ferdinand Buisson, Président de la Ligue de l’Enseignement de 1902 à 1906
et Prix Nobel de la Paix en 1927.